Une tablette Android posée dans un hall d'accueil, un atelier ou une chambre est un ordinateur complet. Laissée telle quelle, elle fait tout : elle navigue, elle installe, elle se met en veille sur un écran de réglages, et au bout de trois semaines plus personne ne sait dans quel état elle se trouve.

IzarraX Kiosk est un launcher Android qui répond à ce problème précis.

Ce que fait le launcher

Il remplace l'écran d'accueil de l'appareil et devient le seul point d'entrée. Concrètement :

  • seules les applications que vous avez inscrites sur une liste blanche sont lançables ;
  • les barres système peuvent être masquées, et l'utilisateur maintenu dans le launcher ;
  • l'accès aux réglages est protégé par un code ;
  • l'écran d'accueil porte votre identité visuelle et, si vous le souhaitez, un message d'information.

Rien de spectaculaire. C'est un appareil qui fait ce pour quoi il a été déployé, et rien d'autre.

Comment ça se déploie

Vous rédigez la configuration dans le portail, vous la publiez, et le portail vous rend la charge utile à coller dans votre console de gestion de flotte. C'est votre console qui la distribue, à vos groupes d'appareils, selon vos règles.

Il n'y a pas d'agent propriétaire à installer en plus, et pas de console supplémentaire à apprendre. Une configuration publiée est versionnée et porte une empreinte : l'appareil déclare celle qu'il applique réellement, ce qui vous permet de voir d'un coup d'œil quels appareils ont pris la dernière version et lesquels traînent.

Les appels d'urgence

Verrouiller un appareil pose une question qu'il vaut mieux traiter avant de la rencontrer : que se passe-t-il quand quelqu'un a besoin d'appeler ?

Vous déclarez une liste de numéros joignables depuis l'écran d'accueil, sans sortir du kiosque et sans code. Le portail applique exactement les mêmes règles de validation que l'appareil — même format de numéro, même jeu d'icônes — à une différence près : l'appareil ignore silencieusement une entrée invalide, le portail la refuse et vous dit laquelle. Un numéro d'urgence qui disparaît sans prévenir est le scénario que nous voulions rendre impossible.

Ce que vous voyez ensuite

Les appareils remontent leur usage réel : sessions, applications lancées, périodes d'inactivité. La remontée est conçue pour un terrain où le réseau tombe — un appareil conserve ce qu'il n'a pas pu transmettre et renvoie le lot entier à la reconnexion, sans créer de doublons.

L'objectif n'est pas de surveiller des personnes. C'est de pouvoir répondre à des questions ennuyeuses mais coûteuses : cet appareil sert-il encore, depuis quand est-il muet, et combien de postes payons-nous pour du matériel qui dort dans un placard.

Ce que ça ne fait pas

Autant le dire tout de suite.

Ce n'est pas une solution de gestion de flotte. Nous ne provisionnons pas les appareils, nous ne gérons pas leur inventaire matériel ni leurs mises à jour système : c'est le travail de votre console, et elle le fait mieux que nous.

Ce n'est pas non plus multiplateforme. Android géré, et rien d'autre.

Enfin, un réglage que vous configurez dans le portail reste sans effet sur un appareil dont la version de l'application ne le gère pas encore. Le parc continue de fonctionner, mais les deux côtés doivent être alignés pour que le comportement soit celui que vous attendez.

Pour aller voir

La documentation décrit chaque écran du portail pas à pas, y compris le configurateur et les appels d'urgence. Elle est en accès libre, sans compte.